Dimanche 4 octobre 2009
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Et voilà!
Direction Shanghai!
C'est difficile de RE- quitter les personnes qu'on aime, surtout quand on sait que cela leur fait une vraie peine que l'on parte.
Ca a donc donné de grands au revoirs en pleurs, comme dans les films, sur le quai de la gare... Avec les mains qui s'agitent doucement, les grands regards qu'on se donne pour ne pas perdre une
miette de leur visage, les sourires tristes, gorgés de larme, la gorge serrée, la boule dans le ventre, l'envie une toute petite seconde de rester, et celle encore plus grande que le train démarre.
Enfin.
Mais une fois la machine lancée, on se sent repartie: on ne quitte plus, on va vers...
Et la gorge se désserre petit à petit, les yeux s'ouvrent à nouveaux sur les kilomètres qui rapprochent plus qu'ils n'éloignent.... On respire mieux, on avance, on espère, et on emporte avec soi
ceux qui nous attendrons.
Et le voyage commence. A nouveau, pour de bon, dans la joie, dans l'envie, dans la sérénité de savoir que l'on va là où on l'on se souhaite d'être. De savoir qu'on va faire. Se fabriquer des
souvenirs qui seront autant de pièces de sa vie.
Je grimpe dans l'avion, je profite, je ferme les yeux et me laisse aller...*
Et quand je les ai rouvert, là, sous mes yeux, la Sibérie du Sud s'offre, sublime, par un soleil levant, brutal, écrasant, venant à ma rencontre plus que je n'allais vers lui.
Baikal, les terres rouges, les déserts d'ocre, les lacs, les montagnes Sayan... Autant de choses que je ne pensais pas pouvoir imprimer dans mes rétines.
Et j'ai exulté.
VOUS DITES?